CHOIX AMBIGUS

Les évêques américains se sont réjouis de la décision du président Trump de supprimer les subventions aux ONG qui incluent l’aide à l’avortement dans les services fournis aux femmes dans les pays en développement. Or la décision du président trublion compromettra l’application d’autres mesures visant à améliorer le sort de femmes qui supportent des conditions de vie parmi les plus pénibles. Ces femmes font partie des « périphéries » dont parle le pape François et dont le sort doit, selon lui, nous préoccuper en tout premier lieu.

Qui plus est et qu’ils le veuillent ou non, les éminents prélats, en faisant ce choix, donnent  de la légitimité à un politicien intempestif et dangereux dont les décisions mettent en péril des avancées sociales majeures, voire le fonctionnement normal de la vie démocratique. Ils se trouvent à mettre  en question une politique sociale sans doute imparfaite mais qui ne se réduit pas à la seule question de l’avortement. Au fait, l’éthique sociale chrétienne inclut d’autres composantes, telles  par exemple la protection de l’environnement, dont le président Trump se fiche allègrement, ou encore le refus de la torture, que ce même président considère acceptable en certaines circonstances. Nul doute que les évêques américains ont quelque chose à dire en ces matières et peuvent  parler d’autre chose que d’avortement.

1 pensée sur “CHOIX AMBIGUS”

  1. Le choix des évêques américains ne fait que s’aligner sur la position du pape François, qui a apporté son soutien à la grande manifestation américaine pro-vie tenue à Washington.

    http://en.radiovaticana.va/news/2017/01/28/pope_francis_sends_support_to_march_for_life_in_washington_/1288811

    Manifestation à laquelle participait le vice-président des États-Unis, qui a déclaré que la vie serait dorénavant protégée de nouveau en Amérique.

    Merci de suggérer aux évêques de s’occuper d’autre chose. À la vérité, de moins en moins de gens s’intéressent à ce qu’ils pensent ou disent. À force de chercher à donner des réponses à des questions que les gens ne leur posent plus, ils font figure de prédicateurs délaissés, comme le seront un jour, on l’espère, les imams et les rabbins.

    Vous avez entièrement raison de souligner les effets négatifs de l’abandon de programmes d’aide à des femmes qui en ont tant besoin.

    Dieu bénisse l’Amérique (soit dit sans ironie) !

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