LA CLASSE MOYENNE

Sorte de mythe nouveau, ce concept de classe moyenne qui envahit le discours politique à la mode.

Elle n’est pas facile à définir,  à circonscrire, à situer où elle loge, cette classe moyenne.  Autrefois, on aurait plutôt parlé de petite ou de moyenne bourgeoisie, des gens qui avaient  la chance d’échapper  à la pauvreté, de vivre au-dessus d’un minimum dit vital, de jouir d’une relative liberté économique. Tout en se résignant à ce qu’une large frange de la collectivité se contente de ressources insuffisantes; des gens dont laissait entendre  parfois qu’ils étaient nés pour un petit pain.

Justin Trudeau voit  dans la classe moyenne l’indicateur premier de la santé économique. C’est sa façon à lui de voir les choses. Mais il y a  une autre manière de voir. Elle  consiste à mesurer la valeur du  progrès humain en tenant compte prioritairement de la manière  dont la richesse collective est répartie. La présence d’une classe moyenne en croissance  peut être vue comme  un signe de santé économique, mais la réduction progressive de la pauvreté constitue un indice plus significatif, car  porteur  d’une dimension humaine et sociale que ne garantit pas la seule présence  de la classe bourgeoise.

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