FRILOSITÉ DIPLOMATIQUE

Les ministres européens des affaires étrangères ont été incapables de s’entendre pour adopter une motion dénonçant la persécution dont sont victimes les chrétiens dans un grand nombre de pays, particulièrement ceux où domine la religion musulmane (voir Agence Zénit, 3 février 2011). Certains représentants voulaient qu’on biffe le mot chrétien de la résolution afin de ne pas déplaire à des gouvernements islamiques. On laissait ainsi la voie libre aux mesures de répression et aux sévices dont sont victimes de petites minorités chrétiennes. On encourageait les persécuteurs dans leurs basses œuvres. Heureusement, certains représentants de l’Union européenne se sont opposés à ce charcutage qui vidait le projet de résolution de sa substance. Celui-ci a été reporté sine die.

Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ (Centre européen pour la loi et la justice) commente : « Ne rien dire sur les persécutions antichrétiennes, c’est encourager les gouvernements à poursuivre leurs politiques discriminatoires, lesquelles incitent à l’exode des chrétiens, affaiblissent le pluralisme culturel et religieux et renforcent la bipolarisation. C’est de la lâcheté à court terme, et de l’inconséquence à long terme. Tout ce qui sera fait pour aider les chrétiens à rester sur place dans des conditions de sécurité contribuera à l’apaisement du conflit civilisationnel, en évitant cette bipolarisation ».

On discerne dans cette lâcheté un autre signe révélateur du syndrome de christianophobie qui affecte une certaine intelligentsia en Occident. Tantôt on s’en prend aux crucifix dans les écoles, et maintenant on abandonne à leur sort des gens sans défense dont le seul crime consiste à vouloir vivre comme chrétiens en ces terres musulmanes, jadis terres chrétiennes conquises par l’islam à la pointe de l’épée.

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