POUR MIEUX COMPRENDRE

Pas facile de cerner la nature spécifique du cours d’éthique et de culture religieuse, ni les objectifs de ceux qui l’on inventé. Mais certains textes fondateurs apportent un éclairage révélateur. A titre d’exemple, ce passage tiré d’un livre du philosophe Georges Leroux, Ethique, culture religieuse, dialogue : arguments pour le programme, où l’auteur prône la mainmise de l’Etat dans le domaine de la culture religieuse.

« ….Pour la première fois dan l’histoire du Québec, la société peut se reconnaître, par la voie de l’Etat, seule propriétaire de cet enseignement, elle peut l’assumer comme sa vocation propre, au même titre que la santé ou la justice. Elle peu surtout lui assigner des finalités qu’elle détermine pour elle-même, et qui seront d’abord sociales et politiques : assurer un vivre-ensemble harmonieux ».

A remarquer : 1) l’esquisse d’une religion civile ; 2) le glissement qui fait transiter d’un présumé consensus social à un diktat étatique ; 3) l’imposition de finalités sociales et politiques.

Se rappeler ce propos de Jean-Paul Desbiens ( Frère un Tel ) : « Ce n’est pas à l’Etat à catéchiser. Quand l’Etat catéchise, il ne catéchise pas Jésus-Christ, il catéchise l’Etat ».

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