IL ÉTAIT UNE FOIS, À DRUMMONDVILLE

J’ai lu, dans LA PRESSE du 17 mai 2009, le texte d’une sortie virulente de Raymond Gravel, prêtre du diocèse de Joliette, contre des opposants au cours d’éthique et de culture religieuse qui ont plaidé en cour, à Drummondville, en faveur du libre choix face à cet enseignement. A son avis, ces opposants font preuve d’intégrisme fanatique. Choqué, il constate que des parents ultra-catholiques font cause commune avec des militants athées. Ces gens-là, dit-il, ne sont même pas capables d’évaluer la pertinence et le contenu du nouveau cours. Bref, des excités pas drôles du tout.

J’étais présent, à Drummondville, lors du procès. J’ai causé avec certaines de ces personnes que dénonce Raymond Gravel. Des gens sereins, polis, respectueux de l’opinion des autres et soucieux de pratiquer la tolérance et le vivre ensemble. Mais ils sont aussi habités par de fermes convictions et estiment que les droits parentaux, ça existe. Ils suspectent qu’on veuille imposer à leurs enfants une sorte de religion civile marquée au coin du relativisme, du socioconstructivisme et du pluralisme normatif. Des experts venus sur place ont confirmé leurs pires appréhensions. Raison de plus pour appliquer le principe de précaution et réclamer le droit d’exemption. Y-a-t-il là de quoi se mettre en colère ? Un peu de sérénité, monsieur l’abbé !

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