Le rêve et le cauchemar

Il y a le rêve, mais aussi le cauchemar.

Les Québécois rêvent d’un pays qui leur appartient et dont ils seront eux-mêmes responsables. Un territoire où abonde l’eau potable, où l’on peut respirer un air pur, bien pourvu en ressources naturelles, incluant des espaces agricoles capables d’assurer une partie substantielle de l’alimentation quotidienne ; aussi une société où des institutions politiques, économiques, sociales et culturelles dynamiques contribuent à la qualité de la vie et à la croissance humaine de l’ensemble des citoyens.

Le cauchemar, c’est celui que fait planer le capitalisme sauvage encouragé par l’ineptie de décideurs politiques, avec en concomitance la destruction du territoire agricole, la pollution de l’eau et de l’air, le pillage des ressources naturelles, l’inefficacité institutionnelle.

Sous prétexte de création d’emplois – chose fort souhaitable en soi- on risque de polluer à la fois la terre, l’air et l’eau. Des entrepreneurs venus de l’Alberta au sol dégradé envahissent en toute impunité les terras agricoles et mettent en danger la nappe phréatique. D’autres s’emploient à forer des puits de pétrole dans le golfe Saint-Laurent, risquant de transformer le fleuve en mare nauséabonde. Les décideurs politiques laissent faire, réfléchissent lentement, promettent d’intervenir si jamais le cauchemar devait supplanter le beau rêve.

Au lieu d’attendre la fin de la lente réflexion, je propose un bon débat sur le genre de pays qu’on veut se donner. Et quoi de mieux qu’une campagne électorale pour créer un espace pour un tel débat ?

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