LA FORCE NE CRÉE PAS LE DROIT

Il existe une tentation lancinante pour une puissance militaire : celle de démontrer la force de son pouvoir de destruction et sa capacité de semer la terreur. Quelques exemples qui ont marqué l’histoire : Guernica, Coventry, Dresde, Hiroshima, Nagasaki. À cette liste noire on peut désormais ajouter le nom de Gaza.

Un trait commun : dans tous ces cas l’agresseur courait bien peu de risque. « À vaincre sans péril on triomphe sans gloire ». On ne donne pas la preuve de beaucoup de courage en tuant des civils sans défense, en bombardant des écoles, en démolissant des maisons.

L’armée israélienne dispose d’une capacité de destruction impressionnante. Elle en a fait la preuve déjà à plusieurs reprises dans le passé. Mais la force ne crée pas le droit. Reste toujours à rétablir le droit bafoué depuis 1948 et 1967, lequel exige qu’on restitue à un peuple opprimé et humilié des territoires et une patrie. Alors pourra s’enclencher un véritable processus de paix.

Sinon la violence continuera d’alimenter la violence.

 

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