D’UN TROU À L’AUTRE

En 2007 et 2008, à Québec, des centaines de chantiers de pavage nuisaient à la circulation des automobiles. Mais on nous disait : soyez patients. C’est pour assurer un beau quatre-centième anniversaire de la ville . Ensuite vous pourrez circuler en toute liberté dans des rues fraichement restaurées. Le vrai bonheur, en somme.

Printemps 2011 : des trous partout. Le beau pavage n’a pas tenu le coup. Même des rues fraichement pavées l’an dernier offrent un spectacle désolant. Tout est à recommencer. Voire que la maladie s’est répandue partout. Des amis ne disent qu’en revenant du Vermont, où les routes américaines résistent bien aux conditions climatiques, les trous fleurissent dès qu’on franchit la frontière. Et c’est pareil dans la Beauce, quand on revient du Maine. Comme si le pavage d’ici était particulièrement fragile.Faut croire que la technologie en usage au Québec marque un retard sur le savoir de nos voisins du sud.

À moins que la véritable raison ne se trouve ailleurs. Peut-être qu’une enquête sur le monde de la construction nous aiderait à comprendre pourquoi la restauration des rues et des routes coûte plus cher ici qu’ailleurs et supporte moins les contraintes de la nature.

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