GUERRE ET OPÉRATION POLICIÈRE

La paix est un bienfait que les gens apprécient, ce qui n’empêche pas d’approuver parfois des opérations guerrières. Quand, il y a plus de trente ans, les troupes vietnamiennes débarrassèrent le Cambodge de son régime politique maoïste délirant, mêmes les pacifistes les plus fervents manifestèrent leur satisfaction. C’est qu’il arrive comme ça que ce qu’on appelle guerre ressemble plus à une opération policière d’envergure qu’à un conflit armé au sens classique du terme.

Il semble que c’est ce qui en train de se produire en Libye. Quand un dictateur dévoyé en est rendu à commander la charge contre ses propres concitoyens, le temps est venu de se poser des questions. On doit au président de la République française d’avoir eu la franchise et le courage de bien identifier l’enjeu en cours. Et d’avoir ainsi plus ou moins forcé d’autres chefs d’Etat à assumer leurs propres responsabilités. Peu de cas dans l’histoire où le droit d’ingérence s’est vu reconnaître une légitimité aussi indiscutable.

Un embarras demeure. C’est que, pour être efficace, une opération policière de ce genre doit pouvoir compter sur un équipement militaire performant. Ce qui oblige à introduire des distinctions subtiles quand on fait le procès de la course aux armements et celui de la vente d’armes. De quoi alimenter quelques discussions entre experts.

 

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