NAÎTRE OU NE PAS NAÎTRE

J’apprends, en lisant LE SOLEIL du 13 avril 2011, que le Ministre québécois de la santé s’est vu reprocher d’avoir versé une subvention à un organisme humanitaire connu sous le nom de Naître ou ne pas naître, dont la mission consiste à aider des femmes enceintes à mieux vivre leur grossesse en leur apportant un soutien tant matériel que moral et psychologique. Il paraît que cette subvention contreviendrait au présumé statut pro-avortement de la société québécoise.

L’organisme en question ne se mêle pas d’interdire ou d’approuver les avortements. Il offre simplement un autre choix possible aux personnes en quête de solutions moins brutales, plus humaines. De quoi convenir à la sensibilité sociale qu’on s’attend à trouver chez un Ministre de la santé. Celui-ci n’a donc pas à plaider coupable ni à s’excuser.

J’aimerais savoir à quel moment de son histoire le Québec aurait acquis le statut de société pro-avortement. L’événement a échappé à mon attention.

1 pensée sur “NAÎTRE OU NE PAS NAÎTRE”

  1. Cela remonte aux années 80 alors qu’un Jean-Guy Tremblay a cru qu’il avait le droit d’interdire à sa conjointe Chantale de se faire avorter. Je ne crois pas cependant que le Québec soit pro-avortement, mais pro-choix. Et vous avez raison: le ministre n’a pas à s’excuser, qu’il subventionne un organisme pro-avortement ou un organisme pro-vie qui cherche à aider les femmes dans leur choix. Trop longtemps les femmes n’ont pas eu de voix pour ce qui les concerne. Ceci étant dit, placée devant un « choix », cela le rend-t-il plus facile, sans conséquence? On peut en douter, mais ce dont on ne peut douter, ce qui semble clair, c’est que cela demeure un drame humain.

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