Régression morale à l’horizon

Le 7 octobre 2010, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) débattra d’un projet de résolution et de recommandation invitant ses 47 Etats membres à « obliger » le personnel qui s’y refuse pour des motifs de conscience à pratiquer des avortements ( voir Agence Zenit, 24 septembre 2010).

La reconnaissance du droit à l’objection de conscience constitue une avancée éthique. Des gens ont sacrifié leur vie parce qu’ils ont préféré écouter leur conscience plutôt que de d’obéir à une loi qu’ils estimaient injuste. Antigone en est l’image emblématique par excellence. Autre témoin de la primauté de la conscience :Thomas More face à Henri VIII. Plus près de nous, ce paysan autrichien, qui refusa, au nom de sa conscience, d’être embrigadé dans l’armée allemande sous obédience hitlérienne. Il fut passé par les armes.

Dans la tentative actuelle de baliser, voir de supprimer le droit à l’objection de conscience on postule « le droit à l’avortement » comme prioritaire, l’objection de conscience devenant une exception strictement contrôlée. Il y a là une régression morale manifeste, qui montre que rien n’est définitivement acquis dans les avances éthiques qui indiquent un progrès de la civilisation.

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