LE BON SENS A BIEN MEILLEUR GOÛT

La nouvelle pureté laïque a l’épiderme tendre. Voici que dans une école de la région de Québec la Société Saint-Vincent- de- Paul locale « change de chapeau pour éviter les plaintes », comme dit son président. Elle se transforme en « Comptoir d’entraide ». « Le mot saint devenait froissant », a dit le curé de la paroisse. Il fallait, semble-t-il, accepter cet accommodement pour ne pas déplaire à la commission scolaire et ainsi pouvoir plus facilement faire appel à la générosité des écoliers à qui on demande de recueillir des denrées pour les plus démunis (Voir LE SOLEIL, 4 décembre 2008)

Il paraît que la commission scolaire n’en demandait pas tant. Le secrétaire n’a rien contre la Saint-Vincent-de-Paul et approuve ses activités à l’école. Mais le seul fait qu’un tel incident se soit produit révèle un malaise, de la confusion, aussi une atteinte au bon sens. Car on nous dit que c’est précisément un objectif du nouveau cours d’éthique et de culture religieuse de mettre en lumière les accomplissements sociaux des croyants au cours de l’histoire. Par exemple, chez les chrétiens, la Saint-Vincent-de-Paul, le Comptoir d’Emmaüs, l’Armée du Salut et des centaines d’autres initiatives inspirées de la foi en Jésus-Christ. Faut-il cacher aux jeunes que l’esprit de solidarité dont on se vante au Québec est en grande partie un héritage de l’Evangile ?

Il faudrait à la nouvelle laïcité une dose de bon sens et d’ouverture d’esprit. Ça aiderait le « vivre ensemble ».

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