Paix et absence de guerre

« La paix, ce n’est pas seulement l’absence de guerre ». J’ai entendu ce  propos à quelques  reprises à l’occasion du Jour de l’An, journée mondiale de la paix. Ceux qui parlent ainsi veulent mettre l’accent sur l’importance des relations harmonieuses entre parents et amis, ou encore sur la paix intérieure, sur la sérénité qu’on rêve de goûter en chacun de soi.

Cette façon de voir s’inspire de bons sentiments. Mais l’absence de guerre, incluant la forme de guerre qui s’appelle le terrorisme, c’est quand même important. Des millions de gens en Irak et en Afghanistan aimeraient bien goûter la  paix qui résulte de l’absence de guerre. De même les Somaliens, les Sud-Soudanais, les Tchétchènes et plusieurs autres peuples enfoncés dans des conflits interminables ou intermittents.

Les chrétiens victimes des terroristes en Egypte, en Irak et ailleurs ont cherché en vain la paix intérieure dans la célébration de la Fête de Noël. Emportés par un zèle démoniaque, des kamikaze  leur sont tombés dessus au nom d’Allah,  assassinant hommes, femmes et enfants. La première paix que ces petites gens demandaient au ciel, c’est la fin de la violence, du terrorisme. Ils n’ont pas eu le temps s’attarder à la  paix intérieure. Celle-ci en a pris pour son coup.

Prosaïque à dire, mais la paix commence par l’absence de guerre.

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