LA GUERRE JUSTE, UNE DENRÉE RARE

« Bombarder constitue toujours un acte immoral », a déclaré Mgr Giovanni Martinelli, vicaire apostolique de Tripoli. Et  d’ajouter : «  Je respecte les Nations unies, je respecte l’OTAN, mais je dois cependant déclarer que la guerre est immorale. S’il existe des violations des droits de l’homme quelque part, je ne peux utiliser la même méthode pour les faire cesser. En tant que chrétien, je dois recourir à des méthodes pacifiques, au premier rang desquelles le dialogue » (Agence Zenit, 6 mai 2011).

Cette prise de position  illustre la difficulté de justifier le recours à la violence armée.  Elle diffère d’un autre courant  qui approuve un tel  recours à  condition que soient respectés certains critères,  tels la légitime défense, le bien-fondé de l’intervention,  ou encore un état de fait où la guerre apparaît comme un ultime recours incontournable.

Peu de « casus belli » qui ont marqué l’histoire ont respecté  ces conditions. D’autre part, il est manifeste que surgissent des situations où les méthodes pacifiques semblent  perdre toute efficacité, comme cela s’est produit quand la vague hitlérienne a déferlé sur l’Europe en 1939.

Le vicaire apostolique de Tripoli déplore le recours à la violence armée face au dictateur mégalomane qui tient depuis longtemps la Libye sous son joug. En revanche, des gens qui se disent pacifistes sont enclins à y reconnaître  une situation d’exception où la guerre apparaît comme un moindre mal que légitime le  droit d’ingérence. Le débat est ouvert.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *