LA FIN ET LES MOYENS

Le maire de Québec voudrait que l’Assemblée nationale adopte une loi interdisant que l’on conteste en cour un contrat passé entre la ville et un entrepreneur privé et dont les tenants et aboutissants laissent croire qu’il est peut-être illégal. Ainsi le Parlement tiendrait lieu d’instance décisionnelle à la place d’un juge auquel des citoyens mécontents pourraient faire appel.

Tout ça pour défendre un projet d’amphithéâtre dont personne ne connaît les coûts réels de réalisation, sans doute nettement plus élevés que ce que disent les chiffres avancés. Une affaire qui renoue, en moins grand, avec l’aventure du Stade Olympique de Montréal, dont les citoyens de tout le Québec ont amorti pendant plusieurs années la facture plus que salée.

Mais le plus inquiétant, c’est moins la facture que le procédé utilisé et l’atteinte au fonctionnement normal des institutions démocratiques. Inquiétant aussi la promptitude de ministres et députés à entériner un tel procédé. Leur devoir est d’assurer le bon fonctionnement des institutions, non de contribuer à les affaiblir et à les rendre inopérantes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *