AU CLAIR DE LA LUNE

On nous apprend que des bureaucrates de l’appareil gouvernemental québécois auraient fait savoir à des responsables de garderies subventionnées qu’il leur est permis de faire chanter aux enfants la vieille mélodie Au clair de la lune, mais à la condition de supprimer la séquence Pour l’amour de Dieu. Une exigence de la laïcité à l’état pur, paraît-il.

Pas facile de croire que la bêtise puisse aller aussi loin. On dirait une fable inventée par des détracteurs mal intentionnés du cours ECR. Mais on doit déduire, si la nouvelle est fondée, que la cause de la laïcité n’est pas toujours entre bonnes mains. Car la pratique d’une saine laïcité exige de l’intelligence, de l’ouverture d’esprit et de la modération. Tout le contraire de ce qui se dégage de l’incident plus haut rapporté.

A la maison, les enfants continueront d’apprendre Au clair de la lune avec la finale Pour l’amour de Dieu. Leurs parents n’auront pas à se soucier de ce que pensent les apparatchiks du ministère de l’Education ou d’un autre ministère. Peut-être ne sauront-ils jamais que leur culture et la pratique du sens commun les auront protégés contre un assaut de bêtise pour le moins insolite.

3 pensées sur “AU CLAIR DE LA LUNE”

  1. On peut toujours compter sur les ministères pour pêcher par excès.

    Notez qu’étant donné le monopole de fait des ministères de l’enfance (toutes les garderies sont en pratique fortement subventionnées et donc sujettes à ce règlement) et de l’éducation (LIP + subventions), ces excès ne coûtent absolument rien aux fonctionnaires, aucune imputation, aucun retour de bâton.

    Bien au contraire, par le pouvoir de dépenser, les monopoles et l’action de l’État s’étendent de plus en plus : on le voit bien avec les garderies qui sont tout un nouveau secteur syndiqué et étatisé.

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