EFFONDREMENT MORAL

Le premier ministre britannique David Cameron a dénoncé ce qu’il a appelé un« l’effondrement moral », lequel expliquerait les récentes émeutes qui ont perturbé la vie collective en Grande-Bretagne. Il a particulièrement stigmatisé « les enfants sans père, les écoles sans discipline, les récompenses accordées sans effort »(Voir LE DEVOIR, 16 août 2011).

Des observateurs de la vie sociale en Grande-Bretagne pensent que s’il y a lieu de parler d’effondrement il faut l’expliquer autrement. Ils dénoncent l’irresponsabilité de toutes une société, la corruption des élites, les banquiers « goulus, égoïstes et immoraux », les députés qui ont « magouillé leurs notes de frais ». On en revient au vieil adage : le poisson pourrit par la tête.

Qu’un homme politique se préoccupe de moralité publique, c’est bon signe. Reste à cerner le problème là où il se pose en première instance, avec son impact sur la vie collective. On peut formuler l’hypothèse que
le mauvais exemple venu d’en haut pèse plus lourd sur la moralité publique que le vandalisme de poignées d’émeutiers dont plusieurs ont le sentiment de vivre dans un monde sans espoir où suintent de partout les inégalités et l’injustice sociale.

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