PRÊTS POUR ENSEIGNER QUOI ?

« Les profs seront-ils prêts pour le cours de culture religieuse ? ». se demande une journaliste (Voir LE SOLEIL, 26 juillet 2008).Elle aurait pu formuler la question autrement : est-il possible d’être prêt pour donner ce genre de cours ? Est-ce le manque de préparation qui fait problème ou le cours lui-même ?

En autant qu’on peut en comprendre la nature le cours appelé Ethique et culture religieuse est un produit de la sociologie des religions, mais propose en outre, derrière un masque de neutralité, une sorte de religion universelle vouée à favoriser la tolérance et le mieux vivre ensemble. Il pratique le relativisme face aux croyances, présume une totale neutralité de la part de l’enseignant – la posture professionnelle- et fait la promotion d’une éthique puisée dans les Chartes des droits. Il exclut tout enseignement confessionnel et jouit d’une place exclusive à l’école grâce au charcutage de la Charte québécoise des droits et libertés, dont on a supprimé l’article 41. À noter qu’on a déjà vu mieux comme modèle de tolérance.

Le relativisme est une idéologie et la posture professionnelle un mythe. En mélangeant les deux on obtient une potion indéfinissable que les enseignants doivent avaler s’ils veulent être prêts. C’est beaucoup demander. Et c’est aussi beaucoup demander aux parents qui pensaient qu’ils avaient un mot à dire sur l’enseignement religieux à l’école

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