DEUX AVENTURES MILITAIRES, UN BILAN

Les troupes américaines se retirent de l’Irak. Des forces armées provenant d’autres pays quittent l’Afghanistan. Le bilan : des milliers de soldats et de civils tués ou blessés, un pays à reconstruire, des gouvernements de remplacement plus ou moins fiables, des rebelles bien armés et toujours actifs, une apparence de paix, de sombres lendemains en perspective, des milliards$ gaspillés dont on aurait besoin présentement aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement. À qui ces conflits auront-ils profité ? À des fabricants d’armes, à des milices privées chargées d’assurer une sécurité précaire, à des multinationales qui chargent le gros prix pour une reconstruction incertaine, à des réseaux de trafiquants de drogue.

Un pareil gâchis a été possible parce que, plus ou moins consciemment, nous croyons à l’efficacité de la violence armée au point d’en faire, en situation conflictuelle, le premier recours au lieu qu’elle soit le dernier. Une violence qui devient particulièrement attirante quand on possède des armes modernes, sophistiquées, auxquelles on est tenté de s’en remettre pour régler le sort des peuples.

Pourtant, il est dit que « celui qui recourt à l’épée périra par l’épée ». L’histoire ne semble pas toujours confirmer à court terme le bien-fondé du propos. Mais il demeure là, gravé dans le temps, comme une règle de conduite pour ceux qui veulent être des artisans de paix.

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