COMMENT ON DEVIENT OFFSHORE

À ne pas manquer, dans Le Devoir du 28 décembre 2011, un article d’Alain Deneault, intitulé Les liaisons dangereuses. L’auteur, membre de l’Attac et du Réseau international pour la justice fiscale, explique comment, grâce à la Bourse de Toronto, des capitaux canadiens peuvent devenir offshore. Car cette institution est un des principaux actionnaires de la Bourse des Bermudes, « un paradis fiscal notoire et hautement controversé », nous dit Alain Deneault. Celui-ci souligne d’autre part que le Gouvernement du Canada a signé, en catimini, en 2010, un accord de libre-échange avec le Panama, « soit le plus important lieu de blanchiment de fonds issus du narcotrafic au monde ».

Autre fait troublant rapporté par l’auteur : celui d’une publicité qui vante les placements offshore et où on nous dit que si le Canada n’est pas une juridiction offshore, cela n’empêche pas de rendre offshore une société créée au Canada. Il suffit de faire appel à de bons conseillers spécialisés dans ce genre de transactions. Pour cela on n’a qu’à communiquer avec le site France-Offshore.fr

C’est ainsi qu’on peut à la fois respecter des règles de conduite en apparence rigoureuses, avoir accès à des paradis fiscaux et fréquenter des entreprises qui se livrent au blanchiment d’argent. La belle vie, en somme, pour qui veut s’enrichir vite, peu importe les moyens.

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