DÉSERT CULTUREL

31 décembre 2011 : un autre Bye Bye raté. Pourtant ne manquaient ni les talents ni l’argent. On a été incapable de dégager de l’actualité un minimum de profondeur et de finesse. C’était vulgaire, parfois  grossier. A cent coudées de l’humour de jadis d’un Gratien Gélinas ou de  celui de Dominique Michel. Pauvreté de l’esprit et désert culturel. Au Québec il n’y a pas que les ponts et les tunnels qui menacent de s’écrouler.  La finesse de l’intelligence  laisse aussi paraître des signes de faiblesse.

A certains moments les jurons sont venus  alourdir les échanges. On se moque d’une religion jadis dominante. Facile  de frapper un adversaire déjà étendu  sur le plancher. Audace sans risque.  L’âne de la fable se donne des airs de vainqueur quand il affronte le lion affaibli. A vaincre sans péril on triomphe sans gloire.

On nous dit que nous sommes entrés dans l’ère  de la postmodernité. Je dirais  plutôt que Bye Bye 2011  nous a conduits  dans un désert culturel. Heureusement, il y a d’autres ressources, d’autres talents, des créateurs plus inventifs. Bye Bye 2011  n’est peut-être qu’un accident de parcours.

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