PENTE DANGEREUSE

En France, le Parti socialiste a le vent dans les voiles. Je m’en réjouis. Surtout qu’il s’agit d’un socialisme modéré, dans la lignée social-démocrate, de plus en plus épuré de la vieille idéologie héritée d’un passé sectaire. Et combien proche de la dimension sociale d’inspiration chrétienne qui a marqué et marque encore plusieurs partis socio-démocrates européens.

Or voici que ce parti vient d’inscrire dans son programme, par ailleurs fort intéressant, un article qui semble bien vouloir cautionner la pratique de l’euthanasie. En effet, le candidat à la présidence a formulé ainsi la proposition 21 de son programme : « Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans les conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour finir sa vie dignement » ( Voir Agence Zenit, 27 janvier 2012).

Des interrogations surgissent : qui définira ce qu’est une souffrance insupportable ? Qu’en est-il des soins palliatifs ? Comment interpréter ce que veut nous dire une personne souffrant de troubles psychiques ? Veut-on se débarrasser des enfants trisomiques ? Qui décidera à la place de ces derniers que leur vie ne vaut pas d’être vécue ?

Je ne comprends pas qu’une formation politique imprégnée d’idéaux humanistes emprunte cette pente dangereuse où flottent des relents hérités de l’idéologie nazie. On dirait un détournement de vocation. Mais je fais confiance aux militants pour un rappel à l’ordre.

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